:xp: Un simple tour d'hélicoptère


#1

Au départ, c’était un simple petit tour en Italie pour tester le Bell 412 que je n’avais pas pris le temps de vraiment pratiquer.
La première étape fut Alassio - Parma - Ca’Negra, et comme je n’étais du coup pas loin de Venise, un saut de puce jusqu’à la cité des doges, des amoureux, des ponts, des masques et des pigeons aussi.

Rien d’exceptionnel.
Un départ au petit matin, à la fraîche.

En finale à Parma, ciel clair, vent faible, terrain dégagé

Pas d’image de Ca’Negra qui n’est qu’une piste en herbe à quelques nautiques du front de mer.
C’est là que j’ai réalisé qu’il est utile de mettre à nouveau les mains dans la mécanique pour agrémenter les petits terrains de quelques bâtiments. Une manipulation qui ne prends pas plus d’une heure à qui connait les outils et les librairies X-Plane.

Petit tour à Venise. Les experts remarqueront que la peinture de l’appareil a été refaite puisque c’est à Ca’Negra que j’ai décidé d’entamer un long périple à la suite de ce petit voyage. Les couleurs de la brigade financière italienne ne convenant pas à un périple à travers les Balkans, il fallait bien faire quelque chose.

Entre ce survol de Venise et maintenant, j’ai traversé l’Italie et suis rendu en Slovénie.
La suite au prochain épisode.


:fsx: :p3d: Moscow X
#2

Je disais donc avoir repris mon vol, direction la Slovénie, histoire de voir virtuellement du pays.

Pas de difficulté de navigation puisqu’il suffit de suivre la côte et qu’en plus, le temps est complètement dégagé.
Ezio est serein, sous son casque rouge pétant (et vous ne voyez pas ses pompes mais elles sont de la même couleur. Un bel uniforme. Un peu salissant le blanc mais tant pis.

Premier virage, à Gorizia (LIPG).

Paysage un peu plat, pas de vent, pas de nuage… où est l’autopilot ? 15 minutes au 125, pas de quoi non plus se crisper sur le manche.

Et voila Trieste après le second virage. Nous glissons sur la frontière entre Italie et Slovénie

Derrière le montant du pare-brise, Portoroz Secovlje (LJPZ), un terrain qui ne paie pas de mine mais qui a accueilli des compétitions internationales de parachutisme.

Un tout petit vent dans l’axe pour le plaisir.

Et direction le mess pour préparer la prochaine navigation vers la Bosnie pendant que le mécano révise la bête.


#3

Super ! ! ! zen_=)


#4

4éme navigation, de Portoroz en Slovénie à Zagreb en Croatie.

La météo à l’arrivée est incertaine, je verrais sur place.
Un départ au petit matin pour éviter d’être chahuté par les pompes thermiques qui s’annoncent relativement fortes aujourd’hui.

Je navigue sur la frontière cette fois encore, sous un troupeau de tranquilles moutons.

Ezio est serein, comme d’habitude.

Virage à la verticale de LJNM Novo Mestro, toujours en Slovénie. Un terrain un peu atypique puisque le taxiway prolonge la piste et conduit à un tarmac complètement isolé tandis que des hangars sont dispersés plus loin. Peut-être une ancienne base militaire…

Un petit posé sur la route, à LJCE Cerklje, toujours en Slovénie, avant de passer en Croatie. Le terrain est immense et presque vide. Il faudra sortir les vélos du coffre pour aller jusqu’aux toilettes puis à la tour récupérer la météo.

Effectivement, le temps est localement troublé à l’approche de Zagreb. Un gros cumulo-nimbus joue les touristes prêt de l’aéroport.

Il n’est vraiment pas loin, inutile de l’attendre. J’entame une descente relativement rapide vers la piste.

Et cette fois, je m’arrête près des installations pour ne pas prendre l’averse qui arrive sur la figure.

Une branche de plus au carnet de vol. Je n’ai plus qu’à préparer la route vers Sarajevo en dégustant des Štruklis et un bon sarma.


(Henry) #5

Sympa.

Bons vols


#6

Merci hb,
et en route pour la 5ème étape : Zagreb, en Croatie à Banja-Luka, en Bosnie.

Mais avant cela, j’ai modifié la Bête. Et quand je dis la Bête, je parle du PC pour une fois. Le processeur chauffait un peu trop à mon goût (+ de 100°C après 30/40 minutes de vol). Les “hard reset” étant désagréables, j’ai fini par l’équiper d’un nouveau ventilateur : un “petit” Noctua NH D14… Pour ceux qui ne connaissent pas, dîtes vous que le Noctua est au watercooling ce que la rose est à la paquerette :slight_smile:.
L’engin pourrait aussi bien être monté sur une mobylette, il ne dépareillerait pas.

Impressionnant. Et lourd. Techniquement parlant, la carte mère est livrée avec une capacité de support de ventirad de 456gr. Le Noctua fait 1400gr. Donc maintenant le PC est couché pour éviter les tensions sur la carte. Et le processeur ne dépasse plus les 60°C en situation de stress extrême. Un délice.

A l’intérieur du simulateur, j’ai aussi augmenté Ezio. Je parle du copilote bien sur. Grace à FlyWithLua et quelques scripts glanés à droite à gauche et légèrement modifiés, Ezio n’est plus bêtement assis à côté de moi à ne rien dire. Maintenant, il me règle l’altimètre, éteint et allume les phares d’atterrissage, m’indique le cap, la direction du vent, la vitesse verticale et la hauteur sol en finale. Un plaisir.

Nous voilà donc Ezio et moi partis à l’aventure en terre inconnue. Pas vraiment de repère visuel à attendre, donc la navigation se fait à la montre et en allant chercher des radiales de différents VOR.

Le vent est un peu capricieux mais le temps est globalement sans surprise.

Un vol vraiment plein de nouveautés puisque je teste aussi la dernière version de SkyMaxx et de Real Weather Connector. Rien à redire, fluide et rendu agréable. Nous verrons ce que cela donne vraiment au prochain orage.

Les paysages se succèdent et comme j’ai oublié la carte (houlala… voler sans carte… non mais vraiment…), même quand je tombe sur un cours d’eau, je ne peux pas vérifier si ma navigation est bonne. La triangulation avec les VORs me laisse penser que tout va bien.

Et effectivement, environ 1h20 après le décollage et le louvoiement entre les zones, j’aborde Banja-Luka par le 166, pile dans l’axe, pour un posé direct sur la zone hélicoptère où visiblement, l’appareil est attendu.

Bientôt Sarajevo, et au-delà… hel)=


(Henry) #7

Belle ballade, merci de nous en faire profiter.
Mais la navigation sans carte, ce n’est pas prudent :confused:


#8

Oh punaise, ça promet pour la nav. de ce soir. :helicopter::scream_cat::see_no_evil:


#9

C’est l’avantage du virtuel, personne t’en voudras si tu repousses à demain :grin:


#10

Effectivement… mais c’est aussi justement le plaisir de la simulation : voler dans des conditions qui ne s’y prêtent pas forcément. Bon, là en plus, ce ne sont que quelques orages et pluies. J’ai donc attendu 2 heures que le temps se dégage sur Tuzla et hop… en route. Météo sur réel mais horloge sur le petit matin.


Un fort vent au décollage histoire de donner un avant-gout et c’est parti.
En m’éloignant de Benja Luka, je vais chercher la crasse à 5500 pieds.

En plein dans la purée… Plus bas, c’est mouillé et turbulent, plus haut, c’est plus de repère visuel.

Il y a de belles trouées et même si l’horizon est encombré, le rendu est plutôt joli.

Et pouf, 30 secondes après, c’est la grisaille qui cache les villes et les routes… Là j’avoue, je sors le plan de vol, l’injecte dans le FMS et affiche le fil rouge sur le GPS.

Le rendu de la prise de vue ne fait pas honneur à l’ambiance “Les routes du Paradis” que donnait ce chapelet de nuages. Je me prends un peu pour un Michael Landon des airs à lutter contre les turbulences tout en admirant les jeux du soleil dans les nuages et en surveillant les instruments.

Ca ne se voit pas mais ça chahute fort.

Avec environ 8 minutes de retard sur le plan de vol, voici la délivrance, le grand lac qui précède l’axe de piste de Tuzla.

Longue finale pour comprendre comment le vent se comporte. Comme prévu, le temps est relativement clément à l’arrivée. Les perturbations sont devant et derrière, mais là, le calme.

Je ne savais pas que Tuzla était une base avancée de l’armée ex-rouge… Je vous épargne aussi le mic-mac du contrôleur qui me fait faire le tour des taxiways avant de m’envoyer à l’autre bout du terrain; ni les camions citerne qui roulent sur les taxiways et comme les parkings civils sont squattés par des “grands plumes”, mon ventilateur est envoyé dans la zone militaire pour éviter la casse. Du beau monde autour d’un véhicule pacifiste… glups.

Plus qu’à tracer jusqu’à Sarajevo.


#11

Top!

Merci pour la partage et le suivi. Tu vas jusque ou comme ça?


#12

SAWH… je te laisse regarder où ça se situe :smile_cat:


#13

:grin: Bizarrement, ça m’attire plus que Sarajevo tu vois.


#14

slts

une très belle série


#15

L’aventure continue sous X-Plane 11 et toujours avec un Agusta-Bell 412 repeint aux couleurs de notre forum préféré.
L’appareil est diminué de quelques fonctionnalités n’étant pas encore totalement compatible avec la nouvelle mouture du simulateur mais tant pis. Le GPS ne fonctionne pas vraiment bien, donc je ferai des directs.
Et aujourd’hui, ce fut donc dans la grisaille hivernale que je fis deux sauts de puce de Tuzla à Sarajevo puis à Mostar.

Il fait moche en bas et froid en haut.

Le redécollage de Sarajevo après une courte pause

Tranquille jusqu’à Mostar, c’est tout droit.

Vivement la Grèce, la Turquie et plus loin l’Orient merveilleux.


#16

Et comme je suis bien chaud, vlan boum, j’enchaîne vers Dubrovnik et Tivat.
Un vol planifié à 4000 pieds, ce qui s’avéra un peu limite pour passer certains reliefs.


La descente sur le point PIPO (pause immédiate pipi obligatoire)

Dubrovnik, accueillante station balnéaire

Et c’est en version Ridley Scott que j’effectue le saut vers Tivat, son lac et ses petits bateaux

Altimètre radar sur 30 pieds. Bouhaaa, je suis LAaaarge…

Heureusement, les mouettes étaient occupées ailleurs et les dauphins ne sautent pas assez haut. Arrivée tranquille après un alignement au frein à main sur le tarmac de Tivat.


#17

Superbe aventure! bravo! :heart:


#18

Merci :slight_smile:
Et l’aventure continue, sans Ezio le copilote cette fois (il a abusé de lozovaca et de skakavica…), pour une très courte branche entre Tiva et Podgorica, au Monténégro.

Après un tour du lac, la nuit tombe sur le paysage et il est temps de faire une verticale Tiva pour s’aligner sur le cap 90°.

Après une vingtaine de minutes, le phare de Podgorica clignote parmi les lumières de la ville

Ambiance en clair-obscur pour l’alignement.


#19

slts

une très belle série qui permet de découvrir ton simu


#20

Merci, j’espère que quelque part, même pour ceux qui ne pratiquent pas la voilure tournante, ces illustrations des rendus de :xp: X-Plane donnent envie d’essayer ce magnifique simulateur.

Les images précédentes et celles de ce message ont été réalisés sur la version 11 bêta 2 de :xp: X-Plane, avec les décors par défaut pour le sol, des aéroports sinon par défaut, disponibles en gratuit sur x-plane.org, des nuages calculés par Sky Maxx Pro v.3 (pas encore optimisé pour Xp11) et sur l’AB-412 de Trident X (lui aussi en attente d’une mise à jours pour une complète intégration dans Xp11). La nav. était la suivante.

La dernière branche a été faite hier, en météo réelle (et clémente) et un horaire réglé à 06h00.
Départ donc au petit matin de Podgorica pour rejoindre un peu plus loin Tirana.

Le soleil levant joue avec le relief et je réduis l’éclairage des tableaux de bord pour en profiter.

Quelques minutes de vol au-dessus de la mer et au loin la destination.

Le vent léger sur le terrain de Tirana me surprend un peu avec ses courtes rafales mais il y a largement la place pour se poser sans casse. Bienvenu en Albanie. Bientôt la Macédoine et la Bulgarie, et le retour des reliefs.