Apologie du comportement des passagers


#1

Bonjour les … « Libertysimmeurs » ! hel)=

Insomnie quand tu nous tiens … Et une idée a jailli de ma cervelle de piaf, l’autre nuit ! :stuck_out_tongue:

Faire en plusieurs fois l’apologie des différents types de passagers que, tout comme vous, j’ai eu l’occasion de côtoyer en plus de 50 ans de vol, aussi bien dans le domaine civil que militaire … :blush:

Cet « amorçage » pourrait s’appeler … préambule … avertissement … avis aux lecteurs … mise en garde … introduction … etc. si bien que le mec qui écrit un bouquin, s’il y fait apparaître ces différents préliminaires … tiens en v’là un autre comme Liminaire ! Et bien il a déjà écrit plus de la moitié de son « chef d’œuvre » si l’on y rajoute sa conclusion et d’éventuels remerciements … bravo_)=

Et c’est vrais, quand on est passager « inactif », passager normal, quoi, et que l’on observe autour de soi … si l’on ne roupille pas … qu’est-ce qu’on peut en voir de ces passagers qui ont tous, LEUR comportement !
Cela va de l’anxieux au vieux routier, en passant par le dragueur ou la minette qui ne pense qu’à se refaire une beauté pendant le vol, tous ayant des tics ou des positions, pour ne pas dire des impulsions … comme par exemple s’envoyer … en l’air, que l’on ne rencontre qu’à 30000 pieds ! ang-)

Tout comme les habitués, j’en ai vu des vertes et des pas mures, durant de nombreux vols – au moins l’équivalent d’une dizaine de fois du tour de la planète … sans compter plus de 2000 heures de vol en « militaire » … et je me suis dit, qu’avant d’être complètement ramolli, tu vas en faire profiter les copains de LIBERTYSIM ! zen_=)

Tous les … cas … que j’ai vu, ou subit … sont la parfaite réalité, et toute ressemblance ne sera pas le fruit d’un hasard, mais de la pure réalité, peut-être que certains pourraient se reconnaître … par personne interposée … 8)
Je vous en promets de biens bonnes, d’autres à la limite de la décence, certaines tristes, d’autres à se rouler de rire par terre … On va s’en payer une bonne tranche en ce début d’année 2005, je compte sur vous pour alimenter le débat et apporter vos commentaires … éclairés ! fum_)=
Au fur et à mesure que mes neurones encore actifs iront en pêcher une ou deux, je vous les livrerai sans idée de chronologie …

Voici que voila, ce coup-ci, ce n’est pas un défit … mais un “ramassie” des meilleurs situations vécues, pleines de coquineries …

Coup d’envoi ? Quand ? :bulb:
Quand j’aurai mis en forme la petite dizaine que j’ai déjà dans le citron !

Amicalement à tous et à la “Strounfette” ! hel)= :smiley:
A+ Charlie


#2

Je sens qu’on va encore passer un bon moment :unamused: :wink: :wink: :wink:
Dépêche toi, Charlie, je n’ai plus rien à lire :stuck_out_tongue: :stuck_out_tongue: :stuck_out_tongue:


#3

Allez, j’en ai une toute prète !

Elle ne sera pas triste pour vous, pour moi une dure épreuve, même aujourd’hui, je n’en rigole pas encore … y a des limittes, non !

Baptême de l’air … de première jeunesse !

Il y a baptême de l’air, et baptême de l’air ! Certains se font assez tôt, pour les enfants … d’autres, pour ceux qui … retombent en … enfance, assez tard !

1973 – Un job particulier m’envoie au MAROC pour y régler certains évènements qui feront la une des médias, cherchez, vous trouverez !

Je suis prévu sur un vol civil comme PAX normal, enfin presque, et je rattrape un vol MARIGNANE – CASABLANCA, qui va se faire sur un BOEING-727 de Royal Air Maroc. Possédant une certaine petite carte tricolore qui va bien, à l’enregistrement je choisis une travée droite, à deux sièges, contre le hublot, ayant horreur d’être dérangé par des gens qui sont toujours dérangés, dont la vessie n’a pas une grande contenance, la mienne ayant une … résistance de douze heures.

Embarquement sans passage en douane étant accompagné par le responsable de la « P.A.F » de cet aéroport, montée à bord avant la cohue, je m’installe tranquillos en première ligne contre le hublot, me demandant avec qui je vais faire la causette durant les presque trois heures de vol …
La foule arrive … vous savez tous ce que c’est, quand vous, vous avez déjà en main un « baby » on the rock … vous observez les arrivants !
Puis, pas de voisin, encore moins de voisine, mais j’entends une conversation animée, avec en toile de fond une voix chevrotante qui émet des sons parfois rauques …
Bingo, une dame d’un âge certain, ayant quatre jambes si l’on rajoute les deux béquilles, soutenue par une hôtesse, se pointe … le duo s’arrêtant à ma hauteur …
L’hôtesse … qui sait comment je suis monté à bord :
« Monsieur, vous voyez, vous avez de la chance, vous allez avoir de la compagnie, cette grand-mère rejoint ses enfants à Casablanca, et c’est son premier vol … »
Mézigue, en mon fort intérieur, je me dits à moi-même, que j’aurai préféré la nénette qui est de l’autre coté du couloir, mais bon, on prend ce qui vient, non ?

La madame …
« Bonjour jeune homme, alors il parait que je suis à coté de vous ! Vous savez, c’est la première fois que je monte dans un aéroplane (? !), vous aussi, non ! »
Aidée de l’hôtesse … qui a de beaux yeux, entre autres, la brave dame qui doit raser les quatre vingt … automnes … quitte sa veste, met un sac sur le fauteuil, se tourne maladroitement, largue ses béquilles à l’hôtesse, se prépare à s’asseoir … et de justesse je lui enlève de dessous les fesses son sac … qui pèse une tonne … et elle se laisse tomber sur le dit siège !
Je regarde l’hôtesse … devant faire une drôle de gueule … car elle est au bord du fou rire … je regarde le sac de la doyenne, je regarde l’hôtesse, et d’un signe interrogatif de la tête, je lui fais comprendre que du sac, moi, j’en ai rien à carrer.

Nos yeux se sont compris, elle récupère le sac, ouvre le compartiment pour les bagages de cabine, s’apprête à y mettre le dit sac, quand la Mémé se manifeste, disant que depuis qu’elle est en âge d’avoir un sac, elle l’a toujours conservé avec elle, et que ce n’est surtout pas aujourd’hui qu’elle va s’en séparer … explications … rien n’y fait, elle daigne quand même le mettre au sol, tout en bougonnant …
Derrière moi, j’entends une minette qui dit à son mec que le voyage ne s’annonce pas rigollot, surtout pour le pauvre type qui est à coté de la grand-mère … c’est aussi mon avis !

Bon, séance de verrouillage de la ceinture, le cirque continue, la brave dame fait comprendre au personnel de cabine qu’elle n’aime pas être serrée, aimant être à son aise … La voila sanglée non sans mal … je regarde coté hublot, me forçant à ne pas « yeuter » cette voisine inattendue.
« Dites Jeune homme, cet avion va bien au Maroc, à Casablanca, hein ? »
« Mais bien sûr Madame, je m’y rends aussi, et on ne s’arrête pas en route ! »
« Bien merci, vous avez de la chance d’être contre la fenêtre, vous, vous allez voir le paysage, vous ! »
Je sens que le cirque commence … Adieu ma tranquillité, adieu mes petites habitudes, et ma place est fortement compromise contre le hublot …
Pendant que l’hôtesse fait son numéro de prestidigitation avec sa ceinture, son masque et son gilet de sauvetage, MA voisine commence à paniquer …
« Mais pourquoi on nous montre tout cela, on va avoir un accident, dites ? »
« Au contraire, madame, c’est pour vous rassurer en cas de clash … pardon, de petits problèmes qui n’auront pas lieu, bien sûr ! »
En moi-même, je me dis que la catastrophe ambulante, c’est moi qui l’ai à mes cotés, et nous n’avons pas encore décollés !

Lancement des moulins, donc bruit inconnu pour la … novice en ce domaine … je me sens une main sur mon bras gauche qui s’agrippe fortement tout en tremblant …
« Qu’est-ce que c’est Monsieur, c’est un accident, c’est normal ce bruit ? »
« Mais oui, mais oui, et tout à l’heure ce bruit sera encore plus fort, vous verrez ! »
Elle se calme … laissant sa main sur mon bras … je dois faire une telle tronche qu’une hôtesse, pouffant de rire, vient à mon secours … Bon, on se calme mec, on se calme !
Roulage … panique à ma gauche, c’est reparti pour un tour !
« Mais il bouge l’avion, c’est normal, dites, on ne risque rien, hein ? »
« Mais non, et que même il va voler l’avion, vous allez voir, pas de danger ».

Nous sommes en deux pour s’aligner et un taxi est en approche …
« Dites Monsieur, vous voyez tout, vous, par la fenêtre, moi, pour la première fois, je n’aurai même pas cette chance … »
« Pourquoi je ne suis pas à votre place, moi ? »
Désespérément, je choppe le regard du chef de cabine, je lui faits signe de venir …
« Dites, avant qu’on roule, Madame et moi, nous permutons, elle se met contre le hublot, elle ne rêve que de cela, allez, vite fait ».
Changement de place non sans mal, je me retrouve avec le sac dans les pieds, je me faits engueuler par la doyenne qui me dit qu’elle a dedans des choses TRES fragiles … et le merci, je l’attends encore !

Point fixe, les moulins montent en régime, le bruit augmente … et me revoici, cette fois ci avec la main gauche de la dame sur mon poignet droit …
Lâcher, ça pousse aux fesses, normal quoi … mais …
« Ca y est on va l’avoir cet accident, je le sens, je le sens, et on va vite … je vais tout voir si tout se casse … il faut ralentir, faites quelques chose, je vous en prie ! »
Bon, alors là, je commence à sentir que la pression monte … chez moi aussi, même si ce n’est pas la même … et je lui lâche tout de go,
« Vous avez voulu voir le paysage, alors s’il y a un accident, et bien vous serez aux premières loges, vous avez de la chance ! »
« Oh ! Monsieur, je ne vous permets pas de parler ainsi à une dame qui pourrait être votre grand-mère ! »
Puis, plus de son, coté hublot, pas d’image non plus, mon regard s’étant fixé sur une hôtesse pour penser à autre chose et oublier mon calvaire, qui à mon avis n’était pas fini … en trois heures, il peut s’en passer des choses …

On commence à monter vers notre altitude de croisière, toujours un silence … inquiétant à ma droite … je prends ma position habituelle de passager … jambes mi tendues, ceintures toujours à poste … mains croisées devant moi … yeux fermés … respiration régulière … pour oublier l’environnement et prendre un maximum d’énergie en vue de ce qui m’attend là-bas …

« Oh, mais c’est la mer, vous avez vu Monsieur, on voit la mer, regardez, penchez-vous, vous la verrez, que c’est beau la mer vue d’en haut … »
… Du calme mec, elle n’est pas de première jeunesse, du calme … et sans ouvrir les yeux ni changer de position …
« Oui, madame, elle est très belle, regardez si vous voyez des bateaux, car après nous allons survoler l’Espagne, et alors plus de mer, regardez Madame, regardez ! »
Le calme revint … pas longtemps …
Je sens la Mémé qui s’agite sur son fauteuil et j’entends sortir de ses lèvres …
« Mademoiselle, s’il vous plait, Mademoiselle … », d’une voix …pressée !
J’ouvre les yeux et me retrouve avec le visage de l’hôtesse à quinze centimètres du pif, avec une vue plongeante fort agréable, une odeur comme on les aime … elle est penchée et discute à voix basse avec la vielle rombière … pardon, la dame âgée … je m’attends à un nouveau truc …
L’hôtesse se relève, croise mes yeux, esquisse un sourire, moi un soupir, et …
« Monsieur, nous allons vous déranger … Madame souhaite aller aux toilettes … »
Rebelote, cela continue !
Je me lève, recule dans l’allée, et la sortie du corps pour aller aux toilettes semblent difficile … Enfin, un convoi se forme dans l’allée … les béquilles devant, la Mémé au milieu, l’hôtesse derrière … je me laisse tomber sur mon siège, profitant de ce petit répit.
Le répit dure, je vois l’hôtesse qui repasse, je lui dits « Elle a été aspirée par le vide ou pas ? » … Elle rigole un bon coup et me dit qu’elle en a pour un moment … Voila autre chose !

Au bout de quinze minutes, le convoi revient, la brave dame est plus pâle qu’à l’aller … elle a du lâcher du lest … opération de remise en place, je me rassieds et voila ti pas qu’elle fait une tentative pour me raconter dans les détails ses malheurs …
Je me lève à mon tour, m’excuse, me dirige vers le chef de cabine, lui demande si je peux aller faire un brin de causette avec le Commandant de bord dont j’ai le nom, pas de problème et me voici dans le cockpit … effectivement, je connais le seul maître à bord après dieu.
Je lui raconte mes mésaventures, ils se fendent la pipe avec le copilote et le mécano, je me faits payer un pot et regagne mon siège … qui est occupé par la grand-mère !
Ne sachant que dire, elle prend les devants, et m’explique qu’elle avait froid contre la fenêtre, que tout compte fait il n’y a pas grand chose à voir, et que si elle doit se lever en … catastrophe, ce sera préférable … Bon, et bien je reprends ma place … contre le hublot !

En trois heures et des broutilles, elle ne se sera levée que sept fois …

Et puis ce fut le cirque de l’atterrissage …
Comme aurait dit et l’a écrit Pierre CLOSTERMAN, ce fut … le grand cirque …
« … on tombe, on tombe, on va tous mourir, qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu, Monsieur, faites quelque chose – Oh, ce n’est pas la tentation qui me manquait – Le sol approche , le sol approche … on va s’écraser … vous avez entendu ce bruit … je parts vers l’avant, je parts vers l’avant … »

Du grand art, de quoi monter une pièce avec des acteurs comiques de l’époque bien connus, c’était le succès assuré !
Ce voyage, je ne suis pas prêt de l’oublier … ayant même eu droit à une bise de la dame en bas de la passerelle, pour l’avoir aidé, elle et ses cannes, à descendre …

Priez mes frères pour que cette aventure ne vous arrive jamais !
Pauvre vieille femme abandonnée dans un monde inconnu, n’ayant aucune idée de ce qui l’attendait.

Cordialement !
A+ Charlie


#4

je sens que 2005 va pas etre triste !
merci golf
si t en a d autres hesite pas
amicalement
philippe


#5

Bonjour, :smiley:

Tenez, si nous poursuivions par un recueil des différentes catégories de passagers que l’on peut admirer dans toute leur splendeur, au cours d’un vol.
Chacun a ses caractéristiques, son physique, des comportements qui n’appartiennent qu’à lui … et pour cause !

Vous avez tous croisé le « GARS DU METIER » …
Personnel naviguant, il rentre d’un circuit comme simple PAX, ayant hâte de rejoindre son domicile, pour mettre son carnet de tir … à jour …
Il faut le trouver ce professionnel … car dans la majorité des cas, il se trouve à l’arrière de l’appareil ! Pas fou le mec, il sait que c’est une place de choix pour plusieurs raisons …

  • En cas d’accident, bien souvent il sait par expérience que les passagers se trouvant dans la queue du taxi ont beaucoup plus de chances de s’en tirer.
  • Par ailleurs, il fuit le bruit des passagers, habitué à l’espace feutré du poste de pilotage, là, il est tranquille, on lui fout la paix, et c’est parfait.
  • Puis, l’arrière, c’est une place stratégique à plus d’un titre, car il connaît la musique, le diable ! Il est à proximité de l’hôtesse chargée de distribuer boissons et repas … qu’il ne paye pas ; il n’a que quelques pas à faire pour rejoindre les toilettes arrières, sachant que généralement les passagers ont l’habitude de remonter vers l’avant pour satisfaire des besoins bien naturels.
  • Autre avantage indéniable, il sait que derrière lui il n’y a personne, donc pas de coup à redouter ; et surtout, il peut observer à sa guise, quand il ne dort pas, tout ce qui se passe dans l’avion … et çà, c’est un avantage qu’il n’a pas quand il est au manche, et là, il n’en perd pas une miette … trafic du personnel de cabine, des fois le coup d’œil est vraiment beau … allez et venues des passagers, c’est très intéressant, surtout quand c’est l’été et que les nénettes ont chauds … on y voit de beaux spécimens ; évènements particuliers … monsieur qui se prend les pieds dans un sac qui n’a rien à foutre là, et qui s’étale dans l’allée … dame qui n’arrive plus à retrouver sa place et s’asseyant par mégarde à coté d’un mec qui n’est pas son mec, de nuit, cela prend parfois des tournures pas tristes … jeune couple qui lors des vols de nuit, sous prétexte d’avoir froid, se couvre de couvertures pour mieux se faire des papouilles, et quand par mégarde un gamin qui se dégourdit les jambes arrache une couverture, il constate que les tourtereaux sont loin d’avoir froid, se trouvant parfois assez dénudés … aux vues de ceux qui ne dorment pas …
  • Il a des réflexes qui sont la conséquence du métier qu’il exerce … sachant reconnaître immédiatement la baisse de régime d’un moteur, percevant la moindre perte d’altitude, connaissant si bien le trajet qu’il sait bien avant vous vers quelle heure et à quel endroit nous allons subir des turbulences, pour peu, il est capable de vous donner la position du taxi à 50 km prêt … c’est un gars qui a acquis un sens que vous n’aurez jamais, sauf si vous en faites partie !
    Pour finir avec ce « pro », je dois avouer, que bien souvent, revenant d’une mission lointaine et embarquant in extremis, parfois même en bout de piste et montant à bord par la porte arrière, je me suis retrouvé à coté de lui, satisfait d’être à bord, et pouvant souffler et récupérer sous l’œil attentif du gars, qui loin d’être fou, avait deviné à quelle race j’appartenais, se faisant un plaisir de veiller sur moi, comme une mère poule.

Puisqu’on parle de mère poule … examinons le cas de LA MERE DE FAMILLE.
J’entends par là, celle qui voyage sans son mari … mais avec au moins trois ou quatre gosses, à raison d’un tous les deux ans, l’aîné(e) ayant aux environs de 12 ans …
Première malchance pour un homme voyageant seul … c’est de se retrouver à moins de trois rangées de la famille, si c’est le cas, bonjour les dégâts, nous aborderons ultérieurement le cas de ce « pôvre » type !
Déjà, l’arrivée de cette brave maman ne se fait pas dans la discrétion, c’est une dépression tropicale en formation qui progresse dans le couloir, et vous, vous observez avec intérêt si elle s’arrête bien avant vous, et si elle passe à votre niveau, à quelle distance elle établit son campement.
Comme bien souvent le dernier de la tribut a moins d’un an, il y a tout l’attirail qui va avec, couches culottes, biberons, nounours, sucette … jouets.
Son premier problème, c’est de caser sa marmaille, et là, vous juger déjà la mère …
Parfois, je dis bien parfois, cela se passe assez bien … Comment ? Très bien ! Non, jamais … Les aînés se retrouvent généralement sur une travée devant, ou des sièges situés à gauche ou à droite de la mère de famille qui, inexorablement, s’installera coté couloir, occupant ce poste stratégique qui lui permet d’en coincer deux entre elle et le hublot, puis, de pouvoir intervenir rapidos sur les autres en cas de besoins … et ils seront fréquents !
Commence alors la bagarre pour être à coté du hublot, bon, selon l’énergie de la brave dame, cela peut durer un temps certain … Deux fois, j’ai vu la « cheftaine » appliquer une solution radicale en fermant les volets des hublots … terminé, il n’y a plus rien à voir dehors, on se calme !
Vous croyez être tranquille … mais pas du tout, le cirque va commencer maintenant dans le périmètre évoqué plus haut ! On se lève, on s’assied dans le couloir, on demande au bout de dix minutes à boire, et dans les dix minutes qui suivent, c’est du genre … pipi ou caca ! Et j’ai faim, c’est quand qu’on arrive, je veux changer de place, il y a un petit garçon qui me fait des grimaces, le monsieur à coté me fait les gros yeux, qu’est-ce qui font le monsieur et la dame …
Le véritable plaisir commence quand le petit dernier commence à donner de la voix … Soit il veut casser la graine, soit il sent qu’il a largué quelque chose de pas très bon dans sa couche … Et là, cul nu, si vous êtes à proximité, vous avez droit à l’odeur, la vue, le son … sans supplément ! Bref, c’est le pied !
Sur un vol d’une dizaine d’heures, tout y passe, et ces mignons petits enfants qui attendrissent une brave grand-mère … en profite pour délasser les chaussures du grand père qui pique un petit roupillon … Autre amusement très primé, attendre qu’un passager se lève pour une raison ou une autre et s’éloigne de son siège … Il ne retrouvera plus sa place, car elle a été piquée par un garnement qui s’y trouve bien … Très amusant quand vous n’êtes pas le type en question !
Autre moment fort du voyage … le repas !
La, c’est l’apothéose si la mère et l’hôtesse ne sont pas à la hauteur … j’aime pas ça, je veux boire de ça … c’est du pinard ! Pourquoi tu en as plus que moi … J’ai pas assez de place pour manger … Qu’est-ce que je fais de mon plateau, j’ai plus faim … et une fois sur trois, la nénette … BCBG qui a un besoin urgent … mettra les pieds dans le plateau qui a été posé dans le couloir … terminant parfois sa course dans les bras d’un mec en train de boire son café … APOCALIPSE NOW, c’est du pipi de chat à coté !

Et bien tenez, voyons justement le cas de CETTE BELLE GONZESSE
Si vous êtes monté à bord avant elle, vous remarquez son arrivée, que ce soit les dames qui l’observent d’un œil critique cherchant ce qu’elle a de plus ou de moins qu’elles, ou les mecs dont les fantasmes se terminent en une ultime pensée … cette poulette, je me la farcirai bien !
La bougresse, en plus elle sait marcher, elle sait même s’asseoir et croiser ses belles gambettes, et quitter sa petite laine, laissant apparaître un buste qu’une fine toile ne cache pas suffisamment, pour que les mâles voient très vite, que les soutiens gorges, ce n’est pas son … pied !
Dans un périmètre immédiat, les mecs montent en chaleur, les femmes font la gueule, les hôtesses vont se la farcir à leur manière si elle n’est pas aimable. Bref, ceux qui n’avaient pas prévu de lecture ou une broderie, selon le cas, ont désormais de quoi s’occuper.
Vous pouvez être certains qu’au moins deux ou trois fois durant un vol long courrier, la donzelle va se refaire une beauté, déballant limes à ongles, vernis, pommades, et tout le matériels qui va avec … Il faut dire que le climat où elle se trouve, est désormais surchauffé par les mecs qui tirent la … langue, mettant en péril la clim de l’avion dans cette contrée !
Si en plus, vêtue d’une mini minijupe, elle a l’intéressante idée de s’attaquer aux ongles de ses doigts de pieds … vous allez assister à un défilé de mecs, qui, subitement ont la prostate en mauvais état, les obligeant souvent à rejoindre les toilettes, ce qui leurs permet, en revenant, de constater la couleur du string de la nana …
Pour peu qu’elle ne soit pas timide et distribue, surtout au mecs mariés accompagnés de leur légitime, quelques sourires, le coin devient rapidement mal sain, des explications de gravures commencent, la guerre est déclarée parmi les couples, vivement que la nuit arrive, les mecs n’y verront plus rien …
Le plus rigollot et le plus dure, et là je sais de quoi je parle pour avoir subi ce châtiment, c’est quand deux nénettes de cet acabit se trouvent de part et d’autre d’un type … normalement constitué, et qu’un certain quiproquo s’installe … Le gazier, aussi brave soit-il, va passer un voyage d’enfer, alors qu’il a tout à portée des mains pour être au paradis …

Bon, je vais vous laissez digérer le cas intéressant de ces premiers spécimens … n’ayez pas peur, la liste est longue, et elle n’est pas triste pour l’observateur … le jeu consiste à ne pas se retrouver acteur …

Les mecs, ne fantasmez pas trop, chaque chose en son temps! Quand à la « Strounfette » … « Chris », prends patience, tu en auras pour ton argent !

Cordialement… :wink:
A+ Charlie


#6

mdr :smiley: :smiley: :smiley: :smiley: ENCORE ENCORE ENCORE !!!
amicalement
philippe


#7

Hello Charlie

Merci :wink: tu sait … je lis tes histoires d’un oeil rigo(- l’autre est clos ,
et je m’imagine la scene , et bien je rigole pas mal :wink:
C’est un petit moment de détente … qui commence bien l’année 2005 .

Ö tu sait j’en ai vécu aussi en l’air dans ma jeunesse , malheureusement , je
n’ai pas l’art de les écrires comme toi
:blush: :blush:

Encore merci Charlie


#8

Ca tombe bien ces histoire, j’ai plus de san antonio en réserve!
Merci… dans l’attente des schtrompfette… et si tu as des photos…
JP


#9

Bonjour les … « passagers » ! :smiley:

Bon, nous ne sommes pas là pour … rigoler, mais pour bosser sur un sujet, oh combien intéressant, car, vous qui me lisez, et moi-même, appartenons forcément à l’une de ces catégories de passagers … voire à un « croisement hybride » …
Et là, comme disait l’autre … je me marre !

Dans la bande, je parle de nos passagers, il y en a quelques uns qu’il faut fuir comme la peste, si des sièges libres le permettent … et le personnel de cabine aussi.

Allez, au « zazard », je vais m’occuper de … L’IVROGNE … qui « mérite » un numéro spécial !

Que voici un spécimen intéressant … pour la science, pas pour son ou ses voisins d’un jour ! Bon, je vous l’accorde, le terme « ivrogne » est sans doute excessif … quoique, en tenant compte de ce qu’il va se taper durant le vol, on se demande s’il ne faudra pas faire une escale technique pour recompléter les pleins … en boisson !

Généralement, vous remarquez déjà cet énergumène au bar de la salle d’embarquement, il amorce consciencieusement la pompe avant de monter à bord, histoire de se mettre en train … et logiquement, vous plaignez ceux qui seront ses voisins …

Embarquement, et je te donne mon ticket et je t’en redonne un morceau, progression vers le taxi, et là, soit le type est devant vous et vous restez vigilant, soit il est certainement derrière et vous n’y pensez plus, et c’est là, une première erreur que vous commettez : il faut toujours les avoir en ligne de mire, surtout si l’avion n’est pas complet ! Et oui, au dernier instant, cela vous permettra de changer éventuellement de place au cas où !

Mais des fois, c’est la faute à « pas de chance », une sacrée canaille celui-là … et vous devez poser vos fesses à coté de sézigue, vous avez au moins l’avantage de savoir d’entrée, que le vol ne sera pas un vol ordinaire … ce sera un vol avec ravitaillement … en vol !

Cette « race » de passager ne perd jamais le Nord ni des réflexes acquis depuis un temps certain. Première réaction logique, en vue du combat qu’il va mener, il se met à l’aise, enlève veste et cravate, remonte ses manches de chemise, se frotte les mains, bref, il est d’attaque pour le premier round … impatient que l’avion roule et décolle … lui, il a du boulot sur la planche, s’il ne veut pas faire baisser sa moyenne !

En attendant ce sacré premier verre, très naturellement, en homme de comptoir, il engage la conversation … çà fait passer le temps, et, curieux, il commence à vous indisposer avec ses questions … encore précises … voulant savoir à qui il a à faire, des fois qu’il ait à coté de lui … un collègue …

Première tournée gratuite, inexorablement, il fait comprendre au personnel de cabine, qu’un doigt de plus ne va pas compromettre l’avenir de la Compagnie ! Si d’aventure, vous, son voisin, vous prenez un jus de fruit, il est surpris, et vous regarde de travers en se disant qu’il a un voisin pas normal. Si vous vous tapez une boisson alcoolisée, il se dit qu’il y a des espoirs !

Ayant une descente rapide, le système ayant été amorcé dans l’aérogare, il attend maintenant avec impatience le retour du personnel de cabine … pour avoir du RAB, pas fou le mec ! Et là, il en profite bien souvent pour vous entreprendre et vous emmener dans les méandres d’une conversation qui peut durer des heures … Si vous rentrez dans son jeu, vous venez de commettre une deuxième erreur, il faut faire le sourd, quitte à passer pour un gougeât !

Et hop, deuxième verre à poste, envoyez les couleurs, pan, deuxième verre vide … Là, à ce stade, il éprouve le besoin de justifier sa soif …
« Mon pauvre Monsieur, si vous saviez quelle semaine j’ai passé durant ce déplacement, pas un instant de libre … Un tas de clients à voir, et vous savez ce que c’est, hein, des repas, des apéros, en veux-tu en voilà, je rentre fatigué … Ca fait du bien de se rincer enfin le gosier, tranquillement, sans être stressé ».

Attention, le troisième piège arrive, c’est une véritable araignée ce mec, qui va tisser sa toile, et gare aux mouches imprudentes !
« Allez, mon brave ami, ce retour au pays, çà s’arrose, hein, c’est ma tournée, tiens ! ».
Si vous suivez le mouvement, c’est fini, la mouche que vous êtes devenu a été prise … Appel du « petit personnel », et amicalement la commande est passée …
« Vous pouvez nous remettre çà ma belle, c’est qu’il fait chaud chez vous, et puis une ration d’homme, hein », le tout appuyé d’un clin d’œil à la nénette qui a catalogué le client, voire son voisin. La pauvre, elle a compris qu’elle peut se préparer à ce qui équivaut à une marche épuisante … que dis-je, à un marathon !

Retour de l’hôtesse qui dépose rapidement les verres, le mec allonge la monnaie, et …
« Allez, à la votre, hein, ça fait du bien de rentrer au pays, hein, chez nous, nous avons du bon vin, et je suis certain que vous n’allez pas me contredire, hein ! », et vlan, quatrième verre à bord, allo l’estomac, ne t’inquiètes pas, t’es pas encore … plein !
Comme vous êtes ou étiez un mec bien, il y a encore quelques minutes, vous proposez votre tournée, pour en être quitte, et croire que le … débat sera clos ! Quatrième erreur, vous êtes foutu, le gars est persuadé que vous êtes de la « confrèrerie » et que vous tenez bien le cap !
A partir de cet instant, votre état général dépend de votre résistance à encaisser, et aussi à la durée du vol, qui, quand vous êtes à bord, pour une dizaine d’heures, laisse augurer de votre état à l’arrivée … son état à lui, pas de problème, il est blindé depuis longtemps !

Puis arrive le repas, le mec en salive déjà !
Et attention, c’est un connaisseur, il sait d’avance ce qu’il va prendre et en qualité et en quantité, il a soif, que voulez-vous ! Donc, il lui faut son minimum vital pour faire passer des aliments qui bien souvent ne sont là, pour lui, que pour faire passer la boisson, le processus est inversé !
J’ai été témoin de descentes incroyables, ayant pour ma part, et très rarement, atteint le stade de … ma tournée ! Un verre qui se vide doit se remplir, c’est logique, et pas jusqu’en haut, ce serait prendre des risques en cas de turbulences … le mec connaissant parfaitement la hauteur idéale du liquide pour assumer une parfaite stabilité de SON verre !
Et puis, durant le repas, il en profite généralement pour mettre ses pieds hors des godasses … ce qui vous fait réfléchir à une certaine odeur … Est-ce le fromage ou ce qui se tient plus bas ?
« Et hop ma belle, por favor, vous me proposer une deuxième petite bouteille, merci, je viens de terminer l’entrée … » indiquant ainsi, que d’une part il connaît au moins deux mots d’espagnol, et que surtout, il prévient l’hôtesse qu’il lui faudra, au moins, encore trois … petites bouteilles … pour terminer dignement ce repas !

Pas de sieste, vous pensez bien que ce serait perdre le rythme !
Dans la demi heure qui suit le ramassage des plateaux, la petite qui est de corvée recommence un nouveau marathon, il n’y a que le type de boisson qui change, et le Monsieur passe à la bière, hé oui, et il en profite pour vous expliquer combien la bière est bonne pour la santé … oubliant bien sûr de préciser jusqu’à quelle dose !

Généralement au bout de cinq à six heures de vol, ayant fait considérablement le plein, il faut bien sûr évacuer tout ce liquide nécessaire et indispensable à sa stabilité, son centre de gravité, sans oublier si possible, de retrouver ses pompes, les remettre, pour se rendre au … grand … coin !

Ben non, il ne titube pas, il marche droit et gaillardement le bougre … Son absence est assez longue, vous pensez, avec ce qu’il a dans le ventre, il doit avoir … des réservoirs supplémentaires … non largables …
Et il revient en pleine forme, parfois la braguette ouverte, mais c’est rare, car ce type de spécimen a une résistance et des réflexes qui surprennent ! Reprenant sa place, adios les pompes, et bien souvent, c’est la mauvaise heure, un vieux coup de fatigue, vous pensez, avec la semaine épuisante qu’il a passé … Ses paupières deviennent lourdes, se ferment, et c’est le black out, il ne dort pas, il roupille, et que même il ronfle, attirant un peu plus l’attention sur vous, si vous êtes à proximité !

Et le mec récupère très vite, c’est que c’est résistant ce type de bestiaux, au bout de trente minutes, cinquante au grand maximum, devinez ce qui le réveille ?

Il a soif le pignouf !

Mais là, attention, après avoir appelé notre coureuse de fond, il hésite sur ce qu’il va lui commander, un apéro, c’est peut-être un peu trop tôt … une bière, bof, pourquoi pas ? Il bouscule la petite dans ses derniers retranchements, il a soif nom de Zeus, qui a-t-il qu’il n’ait pas pris ? L’âme en peine, il se « force » pour un double Whisky … on the roc … à l’étonnement général des passagers qui suivent ses exploits ! Comment, ça, ça boit même de l’eau … en glaçons ?

Et tout doucement le vol se termine, il n’a plus qu’à retrouver ses pompes, à se rechausser, à se refringuer, à reprendre une allure digne et pas du tout altérée par les mélanges ni la quantité …

C’est une « race » que je hais, mais il faut avouer que vous êtes toujours étonné – je ne dits pas admiratif - de leur capacité d’absorption en si peu de temps !

Cordialement … :wink:
A+ Charlie


#10

Charlie
Chapeau!
Compile le tout et propose le à un éditeur!
Biens sûr, ici on aura le bouquin par allopass et 1€68…
A la tienne.hips…;;;;!
JP


#11

:smiley: meme si tu fait une souscription j achete de suite !
amicalement
philippe


#12

Hello Charlie :wink:

Bonne celle-ci rigo(-
C’est vrai il y a des félés :laughing: :laughing:

Allez a la tienne tchin)= tchin)=


#13

Salut la bande de … « voyageurs » ! crie=)

C’est bien cela, j’ai reçu trois e-mail qui me disaient que ces gaziers en question correspondaient à certains profils déjà décrits … je ne parlerai pas, y compris sous la torture ! tchin)= :blush: 8)
Je commence à me demander si je dois continuer ou pas … Il risque d’y avoir une émeute sur Libertysim, et je ne fais que commencer ce que j’ai eu l’occasion d’observer … voire de subir ! fum_)=

TOUT COMME VOUS BANDE DE LACHEURS ! pleur_)=

Comme une mine ou un piège à c-- , c’est vite mis en place, que dois-je faire ? :question: :arrow_right: :exclamation:
Réponse urgente souhaitée – stop –
Demande éventuelle protection – stop –

TRES cordialement – stop – :wink:
A+ - stop –
… Charlie … qui stoppe ou pas ?


#14

Y’a pas … en dehors des hôtesses choucardes (jamais eu cette chance …), ça me rappelle pas mal de souvenirs ça …


#15

[size=150]CONTINUE![/size]

Je me marre trop,

Bien à toi
JP


#16

Re bonsoir ! :smiley:

Message reçu 5 sur 5, on continue et je me sacrifie pour une aventure bizarre qui a failli semer certains doutes … :blush:

QUIPROQUO AGREABLE … QUOIQUE !

Situation assez cocasse qui aurait pu être agréable si au bout d’un certain nombre d’heures de vol, les comportements ne seraient pas devenus équivoques …

Ce coup-ci, j’en ai fait les frais, mais l’honneur est sauf ! :stuck_out_tongue:

1987 – Etant en Polynésie, je fais une mission de liaison de Tahiti sur la Nouvelle Calédonie, via la Nouvelle Zélande, sur une ligne commerciale régulière à bord d’un TRISTAR d’une compagnie française qui a disparu depuis … U.T.A. Je dois régler une situation qui fera la une des canards pendant pratiquement un an !

On me donne une place aller-retour sans que je puisse y mettre mon nez, pour, comme d’habitude, choisir ma place. Le destin me place sur un siège central du coté gauche … tendance normale durant ces années là …
Compte tenu de mon gabarit de rugbyman, je sens que, soit deux personnes vont être à l’étroit, soit il se pourrait que nous soyons trois à déborder des sièges.
Embarquement, j’arrive à ma place et trouve déjà assise coté hublot une personne du sexe opposé, ayant un profil de mannequin, mini jupe minimorum, le haut juste nécessaire pour cacher si qui serait si beau à regarder …
« Bonjour, je crois que c’est ma place – moi j’en suis certain – vous permettez, et je lui donne son sac à main qui traînait sur mon siège »
« Iorana, monsieur, mettez-vous à l’aise ! » :slight_smile:
Donc la nénette, qui a une trentaine d’années, a des notions de polynésien, et semble ne pas avoir froid aux yeux … ailleurs, c’est certainement le volcan ! :smiling_imp:
Donc, je me mets à l’aise, mettant dans le casier un sac allégé, et ne gardant avec moi, que deux ou trois magasines, que je risque de ne pas ouvrir, si selon mes habitudes, je pique un roupillon durant le vol.
Nous échangeons quelques banalités, elle aussi se rend à NOUMEA, elle habite la côte Est à Tahiti, bosse dans une boutique de mode, pour ce qui me concerne, je lui dits simplement que je suis … fonctionnaire …
« Vous êtes fonctionnaire ? Vous avez les cheveux bien courts pour un fonctionnaire ! »
Et puis, paf, une ombre se profile dans le couloir qui se transforme en une jeune femme très bien à tout … niveau et sous tout rapport, et s’arrêtant à mon, enfin notre niveau, dit : :open_mouth:
« Me voici arrivé, j’ai ma place coté couloir, bonjour, je vais skier en Nouvelle Zélande, et vous ? »
Pendant qu’elle s’installe, je peux admirer sa silhouette … Ven diou, je suis entouré par deux poulettes du tonnerre, et mon citron commence à phosphorer … me demandant comment va se passer ce voyage en si charmante compagnie … :question: :unamused:

Nous voici assis tous les trois, bien sagement, et la dernière arrivée, s’adressant à celle coté hublot :
« Et tout les deux, vous allez où comme cela, en Nouvelle Zélande ou en Nouvelle Calédonie ? »
Avant que je puisse répondre et lui dire qu’il y avait erreur d’aiguillage, celle de gauche, sans se démonter, lui répond …
« En Nouvelle Calédonie, tous les deux, bien sûr ! » :slight_smile:
OUAFF !
En peu de secondes me voici marié à une gonzesse que je n’ai jamais vu de ma vie … Je m’en souviendrais ! Et le quiproquo s’installe … :blush:

Pour schématiser, même en me faisant tout petit, j’ai une épaule qui déborde de chaque coté, bon, elles ne sont pas épaisses les filles, mais enfin, est-ce du aux sièges ou à leur tendance naturelle, je parle des nénettes, tous les trois nous sommes collés l’un à l’autre au niveau des … épaules …
Compte tenu de nos vêtements respectifs, nous n’avons qu’un mince tissu qui nous sépare.
Je sens que le voyage jusqu’à AUKLAND risque d’être chaud, puisque nous sommes partis sur un mal attendu qui ne gène nullement ma voisine de gauche, et que l’autre est donc persuadée que … je suis ce que ne suis pas, à savoir son mec …
Quelques banalités avant le décollage, j’arrive quand même à en placer une ou deux, mais apparemment, soit elles se connaissent et ont décidé de me faire tirer la … langue, soit elles ont l’intention de faire causette ensemble, en ignorant le « neuneu » qui les sépare … la situation risque de prendre une tournure qui ne sera pas à mon avantage, et MOI, je n’aime pas cela ! :smiling_imp:
Deux hôtesses font leur numéro de funambules, chacune dans une rangée, et je te montre la ceinture, et je te montre le masque, et je te montre le gilet gonflable … Derrière nous, un jeune lance une plaisanterie en lui demandant si c’est bon quand on souffle dans les embouts … « Mes » deux nénettes rigolent, moi, je souris … ne sachant où mettre mes … pieds !
Roulage, et l’avion lève sa … queue … et cap sur la Nouvelle Zélande, nous passerons à proximité d’atolls que je connais, ce sera le passage de la ligne de changement de jour nous faisant vieillir d’une journée en une fraction de seconde, nous en avons pour six heures de vol jusque chez les Néo-zélandais.

Autorisation de détacher les ceintures, fidèle à mon habitude, je ne fais que desserrer un peu la mienne, certaines expériences m’ont appris qu’il était utile de l’avoir toujours serré … la ceinture. :confused:
Toutes les deux se libèrent … de leur ceinture, celle de gauche, c’est parti pour le siège en position relaxe, allongeant ses jambes, ce qui fait remonter un peu plus la jupette … celle de droite se lève, récupère un petit sac dans la niche du haut, se met les pieds sous les fesses, et, tournée vers moi, commence à déballer un nécessaire de maquillage … il y a de tout dedans !
Très appliquée, elle commence son « ravalement » sans aucun complexe …
L’autre à gauche, voyant ceci, remet son siège en position moyenne, et la conversation s’engage …
« Tiens, pour les sourcils, vous mettez ça ? Ca ne vous démange pas, parfois, le soir ? »
« Mais non ! Vous savez, c’est le dernier produit qui vient de sortir aux US, et un copain de Californie m’en envoie, c’est formidable, et quel odeur, MEOUM ! Sentez ! »
Et hop, un premier flacon me passe au raz des naseaux, sentant sur mon bras gauche … un sein bien ferme … faut dire que le tissu est vraiment léger ! Quand au sein … :stuck_out_tongue:
Et l’autre de s’esclaffer, j’ai cru qu’elle allait entrer en transe, que ça sentait bonnnn, Oh la la !
« Attendez, je vais vous montrer ce que j’emploie comme démaquillant, le soir, juste avant de me coucher ! » … le tout en me regardant avec un soupir à rendre l’âme !
Et hop deuxième flacon – c’est vrai l’odeur n’est pas la même, et la fermeté d’un autre … sein, non plus !

Et moi comme un con au milieu des deux gonzesses, qui commencent à me les gonfler … doublement … me demandant jusqu’où elles allaient « déferler » … :confused:
Au bout d’un bon quart d’heure, j’ai soif … à force de les attendre jacter !
J’appelle une hôtesse, qui en arrivant, nous observe tout les trois, et avec un petit sourire qui en dit trop sur ce qu’elle pense, me demande ce que … nous souhaitons, le NOUS me fait tout chose !
Bon, autant ne pas décevoir celle qui attend, je demande à … « mes » femmes ce qu’elles souhaitent, et c’est parti pour la commande, nous allons tourner au Whisky tout les trois. A l’arrivée des verres, j’ai droit à des remerciements très appuyés, de part et d’autre, et la greluche de droite d’ajouter :
« Il est sympa votre mari, il est tolérant … de nous laisser papoter ensemble, le pauvre ! » :question: :arrow_right: :exclamation:
Et l’autre de répondre du tac au tac,
« Oui, il ne m’a pas encore mordu … » :mrgreen:

Et malgré mes pompes … 46 fillettes, je commençais à être dans mes petits souliers, me demandant où nous allions nous rendre ainsi … Je ne pense pas être trop timide, mais les deux nénettes étaient partis sur un quiproquo que l’une entretenait avec plaisir, si j’en jugeais par la pression de son sein droit sur mon bras, ce n’était plus un bras … mais un accoudoir ! :stuck_out_tongue:

Et puis ce fut la séance de la râpe et du vernis à ongles … pour toutes les deux ! Celle de droite s’occupant de ses pieds, celle de gauche de ses mains ! J’ai vu le coup venir … je vous le jure !
Une femme qui se balance du vernis à ongles ne sait pas quoi faire de son flacon à un moment du processus … et, très gentiment, je fus mis à contribution pour tenir les flacons respectifs des membres de mon … harem !
Alors là, les mecs, imaginez … GOLF, les bras appuyés sur les accoudoirs, un flacon dans chaque main, l’un servant aux pieds de l’une, l’autre servant aux mains de … l’autre ! Quand j’y pense encore, je me demande à quoi elles avaient décidé de jouer … :cry:
Passage d’un Stewart … regard sur le trio que nous formions … ses yeux sont devenus tout rond, et un sourire aux lèvres, me regardant, il me fit un signe du pouce, m’indiquant ainsi que j’avais une sacré chance d’avoir deux gonzesses … Quel con ce mec ! Moi qui n’avais pas fini de siroter mon verre, je n’avais plus de main de libre ! :confused:

DRING … le repas est annoncé, remballage des matériels de part et d’autre, je peux enfin finir mon Whisky pendant que les deux nénettes reprennent une position plus adaptée pour les plateaux qui arrivent.
Un plateau en avion c’est un plateau banal, vous allez me dire ! Et bien cette fois-ci, nenni, ce fut de grands mélanges et échanges sous mon nase, l’une aimant ceci et l’autre cela, une consolation, elles n’aimaient pas le pinard, donc, je fis office de poubelle et héritait des trois petites bouteilles … Pour le dessert, il y a des machins que je ne mange pas … Attendez, vous allez rire, vous ! Moi, j’ai du faire deux parts et partager ce qu’elles adoraient … c’est tout juste si je ne leur ai pas donné la becquet !
Je peux vous garantir que … tout les trois, nous ne passions pas inaperçus ! Les mecs devaient se dire que j’avais de la chance, les femmes que j’étais un grand dégueulasse ! :imp:

Que fait-on après un bon repas ?
Et bien un petit dodo naturellement, il est dodo simple, ou dodo crapuleux … Ce fut d’abord une petite couverture pour chacune, et le siège en position arrière … pour tous les trois … Ben oui, je n’allais pas rester tout droit comme un passe lacet au milieu des deux nanas … certains n’auraient pas compris ! Et quand le sommeil gagne, c’est bien connu, les … corps se déplacent inconsciemment … et moi d’ajouter intérieurement à mon intention : MON ŒIL !
Au bout de très peu de temps, ayant pris un pseudo sommeil de croisière, j’avais de part et d’autre des contacts … comment dire ? Enfin des contacts … Complètement en manque ces gonzesses ! Pour sauver ce qui restait à sauver … L’Honneur Monsieur … et le reste, la seule solution sage qui me restait à faire, fut de redresser mon siège, pour m’attaquer vite fait à mes magasines … regardant de temps en temps, de part et d’autre ces deux corps … dormir … :open_mouth:
Et à un moment, ce con de Stewart de repasser, il regarde ce spectacle, me regarde, regarde les filles, me regarde de nouveau, ne comprend plus, et partant, secoue la tête se disant que je ne devais pas être normal …

Puis, crachoti crachota, le commandant de bord annonce que nous amorçons notre descente sur AUKLAND, ce qui fait réagir les deux filles, et là, prenant mon courage à deux mains, quitte à en recevoir deux sur la figure, je leur dits assez fort :
« Allez, debout là dedans les filles, assez dormi, réveillez-vous ! »
Pas de claque, mais des regards qui tuent, je les avais … prises, à … froid !

Atterrissage de chef, des applaudissements … c’est la coutume !
Parking et puis pulvérisation collective de produits contenus dans des grandes bombes par deux femmes des services d’émigration, ce qui fit éternuer « mes » deux poulettes, descente et là, je tenais à ma revanche …
Je disais au revoir aux deux filles qui restèrent … surprises et honteuses, l’une que je ne sois pas le mec de l’autre, l’autre que je mette un stand by à la comédie, car nous avions encore à nous taper AUKLAND – NOUMEA, ensemble, j’avais eu enfin la parole et le dernier mot !

Deux heures après cette escale technique, je retrouve ma nénette de la côte Est de TAHITI, à sa place comme une grande contre le hublot, faisant apparemment la gueule … :cry:
Bon, je m’installe au centre, sachant que la place de droite ne serait pas occupée … et j’attends que la poupée reprenne vie.
On se retrouve dans les airs, je commande à boire et d’office je lui mets un Whisky sous le nez,
« Tenez, et sans rancune pour le petit numéro entre Papeete et Auckland, avec l’autre copine … »
Prenant un air offusqué – mon œil – elle pose le verre sur la tablette, se tourne vers le hublot, sans me répondre, et ferme ses yeux … J’en remets une couche …
« Hé, votre verre va passer à droite quand j’aurai fini le mien, et Tintin Milou pour vous, il n’y aura pas de deuxième service, alors, on trinque ou pas ? »
Un demi tour s’amorce, elle se met en chien de fusil … ses genoux contre ma cuisse gauche … et toute souriante,
« C’est vrai, nous n’avons pas été gentilles avec vous … et flop … je me reçois un bisou off course sur la joue gauche … Voila, pour me faire pardonner ! » :blush:
« Alors, c’est vrai que vous êtes fonctionnaire, et dans quelle branche ? »
Et nous avons papauté comme des … amis de … moins de trente ans vu son âge … éclusant trois ou quatre verres …
Avant l’atterrissage à la TONTOUTA, aéroport situé à 95 km de Nouméa, le Stewart montre le bout de son nez, et passant à coté, me dit pas trop discrètement …
« Alors mon Commandant, les affaires reprennent ? » … Quel con ce petit mec ! :smiling_imp:
Charme rompu, la nénette savait désormais que j’étais Commandant, donc militaire … d’où mes cheveux courts, et apparemment, le … fluide ne passait plus !

Débarquement, je suis derrière elle, passage devant la « P.A.F », le gazier se lève et me signale qu’une voiture de service m’attend à la sortie. Brave comme une bête, je propose à cette charmante créature de l’emmener jusqu’à Nouméa … Hésitation, puis accord, et largage de la donzelle à proximité de la place des cocotiers, au centre de la ville … me retrouvant célibataire géographique pour quelques jours, après avoir eu pendant plusieurs heures de part et d’autre, de quoi satisfaire les plus exigeants.

Pour la petite histoire, cinq jours après j’étais de retour à PAPEETE, et je racontais cette mésaventure à mon épouse … Une seule question me fut posée :
« Et après ? »
« Ben après … rien, pourquoi ? » fum_)=
Deux ou trois semaines après, mon épouse arrive à me traîner en ville, objectif, acheter une robe. C’est le tour habituel de X magasins … c’est fou ce que j’adore ce sport ? GRRIIII … et nous rentrons enfin dans une boutique … Et là, Oh surprise, j’entends une voie féminine charmante …
« Iorana Commandant, comment allez-vous depuis NOUMEA ? » pleur_)=
Un plaquage de rugby m’aurait fait moins d’effet … On se regarde tous les trois … je sens le cyclone qui se forme, quand, très correctement, celle qui avait été ma voisine de gauche durant ce vol, s’approchant de ma moitié, lui explique que j’avais été très patient durant le voyage … etc. s’excusant du quiproquo qui avait eu lieu, et me remerciant de l’avoir déposée en ville …
Incident clos … OUF, merci … Mademoiselle X ! :stuck_out_tongue:

Comme quoi, des voyages peuvent parfois prendre des tournures inattendues … :bulb:

Allez, comme dirait un radio, restez à l’écoute, les prochaine sont déjà prêtes …
Cordialement à ceux qui suivent cette saga ! :wink:
A+
Charlie


#17

Hello Charlie

Nous restons a l’écoute :wink: :wink:
Merci pour celle-ci ou bon nombre aurait voulu etre a ta place , je veut dire le siege du milieu avec 2 airbac … rigo(-

tchin)=


#18

Quelle écriture ce Commandant!
Tu aurais pu écrire l’équipée du Rainbow warrior… :stuck_out_tongue:
Dans l’attente du prochain épisode…
JP


#19

Bonjour “J.P.” ! :smiley:

… coup au but ! :smiling_imp:
Compares les dates de mon petit périple et celle du sabotage d’un certain bateau appartenant à cette association écologique … et surtout les évènements qui ont suivi … :unamused:
Hasard ou pas, il n’y aura pas de réponse … 8)

Amicalement ! :wink:
A+ Charlie


#20

C’était quasi évident!
Mais je ne savais pas qu’un membre “principal” du forum avait joué les époux Turanges dans l’avion!
Je me demande d’ailleurs si les deux nénettes n’étaient pas de green pisse!
:blush: